Allergie aux fruits à coque : ce que les parents doivent savoir

Noix, noisettes, amandes, pistaches… Les fruits à coque font partie des allergies alimentaires les plus fréquentes chez l’enfant. Comment la reconnaître, que faire en cas de réaction et comment vivre au quotidien avec cette allergie ?

Les fruits à coque (noix, noisettes, amandes, noix de cajou, pistaches, noix de pécan…) sont très présents dans notre alimentation : gâteaux, pâtes à tartiner, biscuits, pâtisseries orientales. Chez certains enfants, ils déclenchent une allergie qui peut être sévère. Bien la connaître permet de protéger son enfant sans l’empêcher de vivre normalement.

Comment se manifeste une allergie ?

Les symptômes apparaissent en général dans les minutes ou les deux heures qui suivent la prise de l’aliment : - démangeaisons de la bouche, lèvres ou paupières qui gonflent ; - plaques rouges qui grattent (urticaire) ; - vomissements, douleurs au ventre ; - toux, voix rauque, gêne pour respirer ; - malaise, pâleur, enfant très fatigué ou qui perd connaissance.

Les quatre derniers signes peuvent être ceux d’une réaction grave (anaphylaxie). Il faut alors appeler les urgences immédiatement.

Faut-il éviter les fruits à coque chez le petit ?

Non, pas par principe. Les connaissances ont évolué : retarder l’introduction des aliments dits « allergisants » ne protège pas de l’allergie. En revanche, les fruits à coque entiers ne doivent jamais être donnés avant 4 à 5 ans, car ils peuvent provoquer un étouffement. Chez le jeune enfant, on les propose en poudre ou en purée, mélangés à un aliment.

Si votre enfant a un eczéma sévère ou une autre allergie alimentaire connue, parlez-en au pédiatre avant l’introduction : un avis spécialisé peut être utile.

Si l’allergie est confirmée

Le diagnostic repose sur l’histoire des symptômes, complétée si besoin par des tests cutanés ou une prise de sang. Une fois l’allergie confirmée : - l’aliment en cause est retiré de l’alimentation, ainsi que les produits qui en contiennent ; - on apprend à lire les étiquettes : les fruits à coque doivent y être signalés ; - le médecin prescrit une trousse d’urgence et explique quand et comment l’utiliser ; - l’école, la crèche et l’entourage doivent être informés, avec un protocole écrit.

Et plus tard ?

L’allergie aux fruits à coque guérit moins souvent que celle au lait ou à l’œuf, mais chaque enfant est différent. Un suivi régulier permet de réévaluer la situation et, parfois, de réintroduire certains fruits à coque bien tolérés.

En cas de doute après une réaction, même légère, notez ce que votre enfant a mangé et consultez : il vaut mieux vérifier que de supprimer au hasard des aliments utiles à sa croissance.

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